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![]() Communiqué pour diffusion sportive15 novembre 2005Objet : L’incidence du sport sur le citoyen moyen En y réfléchissant bien, j’arrivais à un constat aussi simple que vertigineux : Socrate et Jésus n’ont jamais rien écrit. L’un comme l’autre, bien qu’ils sont à l’origine d’une pile inconcevable de paperasse compliquée, n’avaient que la conversation directe comme épistémologie. En arrondissant un peu les coins, j’arrivais même à considérer que tout l’édifice des sciences humaines et sociales était construit sur des paroles à jamais perdues, fondues dans des temps immémoriaux, prononcées par des barbus un peu bizarres qui entraînaient à leur suite une poignée de gogos un peu illuminés et certainement pas très difficiles à convaincre. À force d’y penser très fort, j’arrivais presque à me croire à Delphes, devant une pythie en transe toujours prête à répondre à des questions bizarres. Peut-être simplement une hystérique droguée au fond… Qui sait ? Égaré dans un réseau où tout semble relié, connecté, soudé par des fonctions fondamentales et toujours opératoires, j’arrivais presque à saisir le trésor de la langue dans son intégralité. Au risque de m’y brûler, certes, mais avec le profond sentiment que la solitude des éléments d’un système est corollaire de la valeur différentielle qu’ils entretiennent entre eux. Le réveil est brusque. Ce rêve que je fais toutes les nuits est systématiquement interrompu par la voix des poètes à rabais qui me supplient de m’engager, de choisir comme muse un éventuel ennemi politique en troquant, inlassablement, la poésie contre la partisanerie. La ciguë ou la croix …? Mauvais deal que je me dis. À tous les matins je fais la même résolution… Demain je ferai du sport. Le lancer du disque m’irait à merveille. S. |
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