Communiqué pour diffusion ontologique

15 décembre 2005

Objet : L’avenir d’une illusion

Cette nuit là. J’avais fait un drôle de rêve. Je me trouvais devant une foule inerte et inintelligente, en proie au travail et victime d’un déficit libidinal constant. Elle scandait d’une voix forte des slogans monotones ; We need another hero, Mickey Mouse for president, Enlarge your penis today et autres phrases dignes des plus grands moments de l’histoire. Je tentais de m’enfuir mais plus j’essayais de courir vite, plus mes mouvements devenaient lourds et embourbés. Un peu comme si je nageais la brasse dans une livre de margarine.

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Communiqué pour diffusion généreuse

30 novembre 2005

Objet : Qu’est-ce que la métaphysique ?

Ce n’était pas simplement des machines que nous avions devant nous. Tous ces boutons, ces potentiomètres, ces interrupteurs, ces câbles et accessoires en tous genres devaient sommer l’étant de se manifester… Cette évidence nous apparaissait d’une clarté immaculée : À notre Dasein se substituait celui de nos outils.

Question de technique sans doute…

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Communiqué pour diffusion sportive

15 novembre 2005

Objet : L’incidence du sport sur le citoyen moyen

En y réfléchissant bien, j’arrivais à un constat aussi simple que vertigineux : Socrate et Jésus n’ont jamais rien écrit. L’un comme l’autre, bien qu’ils sont à l’origine d’une pile inconcevable de paperasse compliquée, n’avaient que la conversation directe comme épistémologie. En arrondissant un peu les coins, j’arrivais même à considérer que tout l’édifice des sciences humaines et sociales était construit sur des paroles à jamais perdues, fondues dans des temps immémoriaux, prononcées par des barbus un peu bizarres qui entraînaient à leur suite une poignée de gogos un peu illuminés et certainement pas très difficiles à convaincre.

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Communiqué pour diffusion relative

3 novembre 2005

Objet : Tu es un bout de réseau

En marchant sous la pluie, protégé par la Plaza St-Hubert, je me sentais soudainement comme à Bern, couvert par des arches de pierre où s’entassent les vitrines pleines de cossins, de vêtements à la mode et de mécanismes d’horloges complexes. Peut-être au fond que ce n’est que ça, la théorie de la relativité… Mais sans café à se mettre sous la langue. Chez moi, on donne plutôt dans le smoke meat et les toute-pour-une-piasse, mais c’est peut-être ça, encore, la théorie de la relativité.

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